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Il faut distinguer entre la migration internationale (qui nous lie aux autres pays) et la migration inter-provinciale (qui nous lie aux autres provinces du Canada). La migration internationale du Québec est très positive, alors que notre migration inter-provinciale est toujours négative et fluctue beaucoup.
L'arrivée des immigrants, comme le départ de nos émigrants, peut changer la structure de la pyramide d'âge, les taux de dépendance et de participation; en somme, tous les éléments d'analyse de la population risquent d'être modifiés. Ces effets dépendent de l'origine des immigrants, mais aussi de l'accueil que nous leur réservons. En fait, le principal problème démographique du Québec, à long terme, n'est ni la natalité, ni le vieillissement, ni la migration internationale, mais la migration inter-provinciale du vingtième siècle et l'exode de nos ancêtres vers les Etats-Unis, au siècle précédent.
Phénomène nouveau pour l'ensemble du Canada, la migration commence à dépasser l'accroissement naturel. Selon Vincent Marissal, dans La Presse du 9 juillet 1998, la migration nette canadienne (175000) a dépassé l'accroissement naturel (150000) pour la première fois en 1996. En 1995, l'accroissement naturel (167000) dépassait encore la migration nette de 2000.
En effet, si le solde migratoire du Québec est divisé en solde international et en solde inter-provincial, le premier est habituellement positif, mais le second toujours négatif. Le record appartient à l'année 1976-1977, qui a vu près de cinquante mille migrations du Québec vers d'autres provinces.
Mais pourquoi donc? Si les migrations québécoises étaient comparables à celles de l'Ontario depuis 1966, la population du Québec serait actuellement de 7,8 millions, comparativement aux 6.6 millions observés. La raison est que le solde migratoire inter-provincial est de -452,000 pour le Québec, depuis 1966, alors qu'il aurait été positif de 189,000, eussions-nous été Ontariens!
Même la migration internationale de la province voisine est plus importante. Au Québec, seulement 4% des gens sont nés dans une autre province, et 8% hors du Canada, tandis que dans l'ensemble du Canada, les statistiques sont respectivement de 13% et 16%. Nous sommes des autochtones. En Ontario, 34% des gens sont nés hors de la province. Et 44% en Alberta, jusqu'à 51% en Colombie britannique. Seule Terre-Neuve nous suit, avec son 6% de Newfies immigrés.
En 1987-88, le solde migratoire inter-provincial nous a été
favorable dans quatre cas: le territoire du Nord-Ouest (+42), la Saskachewan
(+305), le Nouveau-Brunswick (+233) et le Manitoba (+52). L'Ontario nous
a pris 8,181 citoyens, alors que les autres provinces se contentaient de
1567 (Colombie Britannique), de 191 (Nouvelle-Ecosse), etc...
Les migrations québécoises donnent généralement des soldes nets négatifs, contrairement au solde positif pour le Canada. Mais si le solde positif du Canada provenait du Québec?
En effet, si le solde migratoire du Québec est divisé en solde international et en solde inter-provincial, le premier est habituellement positif, mais le second toujours négatif. Le record appartient à l'année 1976-1977, qui a vu près de cinquante mille migrations du Québec vers d'autres provinces.
Mais pourquoi donc? Si les migrations québécoises étaient comparables à celles de l'Ontario depuis 1966, la population du Québec serait actuellement de 7,8 millions, comparativement aux 6.6 millions observés. La raison est que le solde migratoire inter-provincial est de -452,000 pour le Québec, depuis 1966, alors qu'il aurait été positif de 189,000, eussions-nous été Ontariens!
Même la migration internationale de la province voisine est plus importante. Au Québec, seulement 4% des gens sont nés dans une autre province, et 8% hors du Canada, tandis que dans l'ensemble du Canada, les statistiques sont respectivement de 13% et 16%. Nous sommes des autochtones. En Ontario, 34% des gens sont nés hors de la province. Et 44% en Alberta, jusqu'à 51% en Colombie britannique. Seule Terre-Neuve nous suit, avec son 6% de Newfies immigrés.
En 1987-88, le solde migratoire inter-provincial nous a été favorable dans quatre cas: le territoire du Nord-Ouest (+42), la Saskachewan (+305), le Nouveau-Brunswick (+233) et le Manitoba (+52). L'Ontario nous a pris 8,181 citoyens, alors que les autres provinces se contentaient de 1567 (Colombie Britannique), de 191 (Nouvelle-Ecosse), etc...
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Mis à jour le 24 octobre 1999 par
BG